100 millions d’années que l’abeille serait présente sur terre. Elle fait partie de la grande famille des hyménoptères.
Originaire du sud est asiatique comme les 8 espèces sociales du genre Apis . L’abeille mellifère peuple l’Asie, l’Europe, l’Afrique, le proche Orient. Introduite en Amérique, Australie, Nouvelle Zélande.
A partir de 4 rameaux évolutifs : M, C, O, A)



- Lignée M Europe Apis mélliféra méllifèra linné
- Lignée C Sud de l’Europe Apis méllifèra ligustica, carnica, cecropia, macedonica, secula
- Lignée C moyen Orient Apis méllifèra caucasica, anatoliaca, chypria
- Lignée A Afrique Apis méllifèra intermissa, sahariensis, adansonie, scutellata, monticola ……
L’abeille noire (Apis mellifera mellifera linné est une sous-espèce d’abeille domestique européenne .
Son aire de répartition naturelle s’étend depuis l’Oural à l’est, la Scandinavie au Nord jusqu’à la péninsule ibérique. En France , il y a de nombreux écotypes , depuis des millénaires l’abeilles noire, après avoir subit plusieurs glaciations à du se réfugier dans des zones plus clémentes et recoloniser les territoires quand le climat s’est amélioré. Elle s’est adapté aux différents territoires « Climat, flores » , différents écotypes se sont crée après des milliers d’années d’adaptation. Au sein de la race , on caractérise des écotypes d’abeilles, en équilibre avec leurs écosystèmes, par le Cycle biologique Annuel.



Caractéristiques de l’Abeille noire
Un million d’années de coévolution avec la flore environnante a permis à l’abeille endémique du nord et de l’ouest européen de peupler nos territoires. Dans chaque région, elle a calqué son cycle de développement sur le calendrier des floraisons pour définir autant d’écotypes différents aux caractères adaptatifs évidents
En plus de sa couleur noire, elle se différencie des autres races par des critères discriminatoires liés à la pilosité, aux nervures alaires et à une langue relativement courte. A partir d’analyses d’ADN, son appartenance à la lignée migratoire ouest européenne M reste le déterminant moléculaire le plus probant pour la discriminer.
Au cours des visites et manipulations, elle se reconnaît également par une construction régulière des rayons, une population homogène et des apports massifs et diversifiés de pollen et de propolis.
Sous espèce tardive, avec un rythme lié aux conditions environnementales, elle est adaptée aux zones difficiles. Sa rusticité lui permet de supporter de longues périodes défavorables.
Une modération de sa ponte toute l’année favorise l’économie de nourriture. D’autre part, un blocage de ponte, par mauvais temps ou sur fortes miellés pour libérer les butineuses, lui permet un équilibre permanent entre population et ressources mellifères.
Au sein de la ruche, elle adopte une disposition économique du nid avec miel, pollen et couvain particulièrement compactés. Par contre, pour exprimer son indéniable potentiel, elle est capable de rapides et surprenantes modifications de cet agencement dès que les conditions lui deviennent favorables
Elle présente une excellente aptitude à l’hivernage grâce à un usage intensif de la propolis, une grande longévité des ouvrières et une parcimonie dans la consommation des provisions. L’hiver, la grappe est petite mais compacte.
Une production de gelée royale modérée limite l’essaimage des colonies qui renouvellent leur reine essentiellement par supersédure.
Sa sensibilité accrue aux stress extérieurs provoqués, peuvent la fragiliser et la rendre agitée hors des périodes de miellée.
L’expérience et une pratique ancestrale montrent que son sens de l’épargne et une mortalité hivernale restreinte la rendent particulièrement autonome. Ainsi, cette abeille autochtone est incontournable pour tirer le meilleur profit des potentialités nectarifères et pollinifères de nos zones difficiles.
Il nous faut donc la préserver dans son environnement naturel, le paysage bocager des Combrailles.
Ecotype des Combrailles.
Une étude mitochondriale (ADNmt) de la population d’abeilles dans la région de Pontaumur a été réalisé par le CNRS (Lionel GARNERY), A partir de 150 colonies analysés, la présence des haplotypes étrangers des lignées A et C permet de préciser le taux d’introgression qui s’élevait à 16% autour de Pontaumur et 41% en zonz périphérique. Cela a motivé l’idée de préserver notre abeille endémique et de créer le CANEC. Les colonies lignée A et C sont sorties de la zone ou rémérées avec des reine de lignée M

Dans la zone, une analyse plus fine de la lignée M, montre la présence de 17 haplotypes, reflet d’une grande variabilité génétique au sein des population locales. De nouveau Haplotypes apparaissent, mais les M4 et M4′ reste majoritaires



